
C’est au fil de milliers de milles en mer qu’un bateau révèle véritablement tout son potentiel. Tania et Royden du Plooy en ont fait l’expérience à bord de leur Leopard 46, CleaVage II, en parcourant plus de 5 000 milles nautiques entre l’Indonésie, la Malaisie et Bornéo, dans le cadre du rallye Passage to the East.
Au fil de leurs navigations dans les îles reculées d’Asie du Sud-Est, leur catamaran Leopard a démontré ce que seule la grande croisière permet véritablement de mettre à l’épreuve : le subtil équilibre entre performances, capacité de charge et confort de vie qui caractérise un catamaran de croisière réellement conçu pour le large.
Après avoir traversé l’Atlantique à bord de leur précédent Leopard 45, ils savaient déjà de quoi les catamarans Leopard étaient capables. Mais après des milliers de milles à bord de leur nouveau Leopard 46, ils ont constaté que le modèle avait fait bien plus que simplement évoluer. À bien des égards, il marque une avancée significative dans ce qu’un catamaran de croisière moderne peut offrir au large.
Quand le bon bateau change tout
Pour Tania et Royden du Plooy, trouver le bon bateau n’était pas une question de luxe, d’esthétique ou de configuration des cabines. Il s’agissait avant tout de transformer leurs journées en mer, jusque-là parfois éprouvantes, en moments qu’ils puissent réellement apprécier.
Avant de découvrir la voile, le couple possédait un catamaran à moteur qui offrait vitesse et capacités pour la croisière côtière, mais un problème persistait. « Ma femme souffre énormément du mal de mer, explique Royden, et les émanations de gazole ne faisaient qu’aggraver les choses. » Les vibrations du moteur et les fumées d’échappement de leur bateau rendaient les longues journées de navigation difficiles et gâchaient ce qui aurait dû être des moments de détente en mer.
Tout a changé lors d’une simple sortie à la voile à bord du catamaran d’un ami. « Dès que nous avons hissé les voiles, la différence a été remarquable, se souvient Royden. Le mouvement doux et équilibré du bateau, sans le grondement permanent ni les émanations des moteurs, a complètement changé l’expérience. »
La navigation plus calme et l’air plus sain ont immédiatement atténué l’inconfort de Tania. « Son mal de mer avait presque diminué de moitié dès les premières minutes, raconte-t-il. Pour la première fois, elle prenait véritablement plaisir à être en mer. »
À partir de ce jour-là, Tania a développé une véritable passion pour la vie sur l’eau, une passion qu’elle ne soupçonnait pas. « Elle est tombée amoureuse de cette sensation de liberté, de la puissance tranquille du vent et de la glisse naturelle de la voile », raconte Royden.
Émerveillés par la différence ressentie sous voiles, les deux navigateurs ont acheté une part du bateau de leurs amis, ce qui leur a permis de consacrer davantage de temps à cette nouvelle passion. En 2017, Tania et Royden avaient clairement jeté leur dévolu sur le bateau de leurs rêves : le Leopard 45.
Pourquoi le Leopard 45 s’est-il imposé ?
Lorsqu’est venu le moment d’acheter leur premier catamaran à voile, Tania et Royden ne cherchaient pas simplement un nouveau bateau. Ils recherchaient un bateau adapté à leur façon de naviguer et de vivre à bord.
Le Leopard 45 s’est immédiatement distingué par un élément emblématique : son cockpit avant. Introduit pour la première fois en 2010, cet aménagement est depuis devenu une véritable signature de la marque, aujourd’hui présente sur l’ensemble de la gamme Leopard. « Nous avons choisi le Leopard 45 principalement pour son cockpit avant, explique Royden, un aménagement qui s’est révélé à la fois particulièrement fonctionnel et qui a véritablement changé notre façon de vivre à bord. » « Il favorise une ventilation naturelle dans tout le bateau et permet à l’air de circuler librement. Comme nous naviguons dans des régions chaudes toute l’année, nous apprécions énormément cette brise qui traverse l’intérieur. »
Le design offre également plusieurs espaces de vie extérieurs, avec différentes expositions au soleil : un avantage particulièrement précieux sous les tropiques. « Nous avons toujours un espace où nous pouvons nous installer à l’ombre, ajoute Royden. Dans les régions tropicales, cela fait une énorme différence. »
Pour les du Plooy, c’est précisément cette attention portée aux usages réels qui définit l’expérience à bord du Leopard 45. Comme le résume Royden, le bateau donne le sentiment d’avoir été « pensé intelligemment, plutôt que simplement dessiné pour être séduisant ».

Changement de cap inattendu vers le Leopard 46
Vendre leur Leopard 45 n’avait jamais fait partie des projets. À l’époque, le couple naviguait avec bonheur dans les Caraïbes à bord de son fidèle 45, avec l’intention de le faire transporter en Méditerranée à la fin de la saison caribéenne.
Mais partout où ils allaient, leur bateau suscitait l’admiration des autres plaisanciers. « Le bateau était admiré partout où nous allions, se souvient Royden. Les autres navigateurs étaient séduits par son état impeccable et son aménagement. »
Puis des circonstances indépendantes de leur volonté ont tout changé. La côte Est des États-Unis et le golfe du Mexique ont connu une saison cyclonique particulièrement destructrice. Soudain, les catamarans disponibles sur le marché de l’occasion se sont raréfiés, faisant grimper les prix des Leopard presque du jour au lendemain. Les du Plooy savaient que la demande avait augmenté, mais ils étaient loin d’imaginer l’ampleur du phénomène.
À Sainte-Lucie, ils ont rencontré un couple de navigateurs qui est immédiatement tombé sous le charme de leur 45. « Sans mesurer pleinement l’envolée spectaculaire de sa valeur sur le marché, nous avons ajouté à notre prix d’achat initial ce qui nous semblait être une marge confortable, puis nous l’avons proposée à nos nouveaux amis », explique Royden. Le couple accepta avec enthousiasme. Mais quelques semaines seulement avant le versement de l’acompte, ils se désistèrent finalement.
« Ce qui semblait d’abord être une déception s’est finalement révélé être une véritable chance », raconte Royden. Curieux de connaître la véritable valeur de leur bateau dans ce marché particulièrement tendu, les du Plooy ont contacté un courtier. Le résultat fut pour le moins surprenant : « Il a rapidement estimé le bateau à près de 50 % de plus que le prix que nous avions convenu. »
Deux semaines plus tard, leur Leopard 45 était vendu à ce prix à de nouveaux propriétaires ravis, venus de Boston. « Ils sont montés à bord avec un enthousiasme évident et l’ont rebaptisé Surprise, abandonnant le nom CleaVage, se souvient Royden. Ils nous ont dit qu’ils n’auraient jamais imaginé trouver un bateau d’occasion dans un état aussi impeccable. »
Ainsi, ce qui avait commencé comme un concours de circonstances sur un marché particulièrement favorable est devenu le point de départ de la nouvelle aventure nautique des du Plooy : passer au Leopard 46.

Un catamaran à voile qui a surpris jusqu’à ses propriétaires
Lorsqu’ils ont pris possession de leur Leopard 46, les du Plooy avaient déjà mis leur Leopard 45 à rude épreuve en traversant l’Atlantique dans le cadre de l’édition 2024 de l’Atlantic Rally for Cruisers (ARC). La barre était donc placée très haut pour leur nouveau CleaVage II. « Nous naviguions face à des bateaux réputés pour être plus performants, et pourtant nous sommes restés aux avant-postes de la flotte pendant la majeure partie de la traversée », se souvient Royden à propos de leur participation à l’ARC.
Finalement, le manque de vent dans les derniers jours les a privés de la victoire. « Nous avons perdu la première place de peu lorsque le vent est tombé dans les derniers jours. Nous avons alors choisi de mettre le moteur pour arriver à Sainte-Lucie dans les délais prévus », explique-t-il.
Avec cette expérience comme point de référence, leurs attentes envers le Leopard 46 étaient naturellement très élevées. « Lorsque nous sommes passés au Leopard 46, nous espérions naturellement qu’il naviguerait au moins aussi bien que notre Leopard 45, un bateau qui avait déjà largement fait ses preuves. »
Mais ce qu’ils ont découvert a dépassé leurs attentes. « Son équilibre, sa vitesse et son aisance sous voiles ont dépassé tout ce que nous pensions possible, affirme Royden. Il donne une impression de puissance et de maîtrise à la fois. Il récompense les réglages précis tout en restant incroyablement facile à manœuvrer. »
Pour les du Plooy, le Leopard 46 ne s’est donc pas contenté d’être à la hauteur de leur précédent bateau. À bien des égards, il a tout simplement placé la barre plus haut.

Plus lourd, plus rapide et toujours aussi facile à manœuvrer
À première vue, les chiffres peuvent surprendre. Sur le papier, le Leopard 46 affiche environ 1,5 tonne de plus que le Leopard 45, pour seulement 46 cm de longueur de flottaison supplémentaires. On pourrait donc s’attendre à ce que ce surcroît de poids pénalise ses performances. En réalité, c’est tout le contraire. « L’évolution de la carène change complètement la donne, explique Royden. Les volumes plus importants à l’avant et les lignes d’eau optimisées permettent au bateau de conserver son équilibre et ses performances malgré son poids plus élevé. »
Même avec un tableau arrière équipé d’une plateforme relevable, d’une annexe et d’un portique solaire, le Leopard 46 reste parfaitement équilibré et conserve son rythme. « Il atteint des vitesses comparables, et souvent supérieures, à celles que j’obtenais avec le 45 », ajoute-t-il.
Les voiles de performance, notamment un Code 0 de Doyle Sails pour les petits airs et les voiles de travail Ullman Sails, y contribuent certainement. Mais pour Royden, une grande partie du mérite revient au bateau lui-même. « Le 46 semble parfaitement maîtriser son poids supplémentaire, transformant la puissance vélique en une vitesse régulière et assurée. C’est un véritable témoignage de l’évolution de son design. »
« Avec une surface de voilure adaptée et à plus de dix nœuds, il devient véritablement vivant : équilibré, réactif et parfaitement dans son élément. Il y a une forme d’assurance tranquille dans sa manière de transformer la puissance du vent en vitesse sans effort », poursuit Royden. Et lorsque les conditions deviennent un peu plus musclées, le nouveau Leopard 46 conserve toute sa sérénité. « Plutôt que de donner le sentiment d’être dépassé par les conditions, il trouve naturellement son rythme et les affronte avec assurance et maîtrise. Que le vent soit modéré ou plus soutenu, il se montre non seulement capable, mais aussi particulièrement agréable à mener. »
À chaque étape de leur voyage, Royden souligne ainsi la confiance, le contrôle et le plaisir que procure le Leopard 46. « Il révèle tout son potentiel lorsqu’on soigne sa navigation, tout en restant facile à manœuvrer. Son poids devient alors un atout plutôt qu’une contrainte. »

Conçu pour la grande croisière
Au cours du rallye Passage to the East, CleaVage II a parcouru plus de 5 000 milles nautiques, la plupart du temps avec un équipage réduit. Et le Leopard 46 a démontré ses qualités à chaque étape. « Il a particulièrement bien montré ce dont il était capable sur les longues traversées, explique Royden. Son équilibre et son plan de voilure permettent à une seule personne à la barre de le mener en toute confiance. » Une grande partie de cette facilité et de ce contrôle vient également de l’aménagement particulièrement étudié du pont, caractéristique des catamarans Leopard. Toutes les manœuvres sont ramenées logiquement vers l’arrière, permettant de gérer prise de ris, réglage des voiles et changements de cap depuis un même poste, à l’abri. « Cela rend les longues navigations beaucoup plus faciles à gérer et réellement agréables, sans nécessiter un équipage nombreux », souligne Royden.
À l’intérieur, le Leopard 46 continue d’impressionner par ses espaces pratiques et soigneusement pensés pour la vie en navigation. Plusieurs configurations sont disponibles, de la version propriétaire à trois cabines, avec une pièce dédiée pouvant servir de local technique ou de bureau, jusqu’aux versions à quatre ou cinq cabines. Que vous souhaitiez disposer d’un véritable espace de travail à bord, du maximum de cabines pour accueillir toute la famille ou encore conserver la possibilité de louer votre bateau à l’avenir, le Leopard 46 propose différentes configurations pour s’adapter à tous les projets.
La cuisine, plus grande, bénéficie d’un généreux plan de travail et de nombreux espaces de rangement intelligemment conçus, un autre atout particulièrement appréciable lorsque l’on passe de longues périodes en mer. Certains détails de l’aménagement intérieur apportent également une grande polyvalence. « En abaissant la table du carré, nous obtenons une couchette supplémentaire très spacieuse, explique Royden. Cela transforme le carré en un véritable espace de couchage dès que nous en avons besoin. »
Même les petits détails contribuent au confort de la vie à bord. Le couple a installé un barbecue à l’arrière, transformant les repas en mer en véritables moments de plaisir. « Même lorsque les conditions deviennent un peu sportives, je peux toujours m’adonner à ma passion du braai », plaisante Royden, qui utilise de simples pare-vent en aluminium pour protéger le barbecue.
Du poste de barre à la cuisine, des configurations intérieures modulables aux petits équipements qui facilitent la vie à bord, le Leopard 46 démontre qu’un catamaran conçu pour la grande croisière peut être à la fois pratique et agréable à vivre.
Pour les du Plooy, CleaVage II correspond ainsi parfaitement à leur façon de vivre la mer.

Un catamaran à voile taillé pour l’aventure
Au cours de leurs navigations en Asie du Sud-Est, CleaVage II a régulièrement évolué aux côtés de plusieurs catamarans Seawind 1370, offrant à Royden et Tania une occasion unique de comparer ces deux références de la croisière hauturière. « À nos yeux, le Seawind 1370 est peut-être davantage adapté à une navigation légère qu’à une croisière familiale avec tout le nécessaire à bord », observe Royden.
Une fois les bateaux chargés pour une navigation hauturière de longue durée, avec annexe, panneaux solaires, dessalinisateur et plusieurs semaines de vivres, les performances peuvent considérablement évoluer. Le Leopard 46, lui, conserve son équilibre et ses capacités. « Nous avons constaté que le 46 conservait son rythme même lorsqu’il était lourdement chargé, explique Royden. Lorsque nous naviguions aux côtés de Seawind entièrement équipés pour la croisière, le 46 les devançait régulièrement. »
Pour Royden, cette capacité à supporter une charge importante est avant tout une question de conception. « La force du Leopard 46 ne réside pas uniquement dans une surface de voilure impressionnante, mais dans la manière dont son plan de voilure s’accorde avec une carène capable d’embarquer une charge de croisière conséquente », explique-t-il. Le Leopard 46 a été pensé non seulement pour offrir vitesse et confort, mais surtout pour répondre aux réalités d’une croisière hauturière de longue durée, avec tout le matériel et les provisions qu’elle implique.

Un rallye, une expédition fluviale… et un « party boat »
Si le Leopard 46 a largement démontré ses capacités au large, certains des souvenirs les plus marquants de Tania et Royden à bord de CleaVage II se sont déroulés alors que les voiles étaient soigneusement ferlées.
L’un des moments forts fut notamment une expédition fluviale inoubliable à Bornéo, dans le cadre du rallye Passage to the East. Et quelque part en chemin, CleaVage II s’est forgé une solide réputation au sein de la flotte. « C’était peut-être grâce à notre grand espace de vie ou à notre lounge sur le pont supérieur », plaisante Royden. « À un moment donné, nous étions même vingt personnes réunies dans cet espace, jusque sur le roof du flybridge. »
Cette capacité à recevoir confortablement a rapidement valu au bateau un surnom : the party boat. « Il pouvait accueillir confortablement quarante ou cinquante personnes, ajoute Royden. Et la nouvelle s’est vite répandue. »
Recevoir à bord s’est également révélé étonnamment simple. « Chacun apporte sa vaisselle et ses couverts, participe au repas et apporte ses propres boissons, explique-t-il. Lorsqu’ils repartent, ils reprennent tout avec eux, y compris leurs déchets. Le lendemain matin, on retrouve un bateau toujours parfaitement en ordre. »
Pour Tania et Royden, c’était le parfait équilibre entre convivialité et simplicité. L’aménagement particulièrement bien pensé du Leopard 46 permet de recevoir facilement, sans compromettre le confort ni la sécurité. « C’était une expérience formidable, se souvient Royden. Recevoir à bord de ce bateau est simple, convivial et toujours un vrai plaisir. C’est quelque chose que l’on ne peut pas faire sur tous les bateaux. »

Un design qui a fait ses preuves en mer
Après plus de 5 000 milles nautiques, Tania et Royden du Plooy savent désormais de quoi le Leopard 46 est capable. Leur expérience en mer le confirme : bien plus qu’un catamaran de croisière confortable, il est conçu pour les longues navigations, capable d’embarquer tout le nécessaire à bord sans rien sacrifier à ses performances ni au plaisir de naviguer.
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